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Bases de l’investissement responsable : qu’est-ce que l’investissement responsable?

L’investissement responsable (IR) est l’intégration des facteurs environnementauxsociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection et la gestion des investissements. Il y a de plus en plus de preuves que l’IR réduit les risques et entraîne des rendements financiers supérieurs à long terme.

Au cours des dernières années, l’investissement responsable est venu à englober :

  • l’investissement éthique;
  • l’investissement socialement responsable;
  • l’investissement durable;
  • l’investissement vert;
  • l’investissement communautaire;
  • l’investissement orienté sur la mission; et plus récemment
  • l’investissement d’impact.

Évolution de l’investissement responsable           

L’investissement responsable a changé. Il n’est plus seulement question de valeurs personnelles. Il est maintenant question de la gestion des risques à long terme, de la protection de la valeur actionnariale et des parties prenantes. Dans un monde où les changements climatiques, la rareté de l’eau et les problèmes de chaîne d’approvisionnement à l’échelle mondiale dominent dans le monde des affaires, ce travail est devenu beaucoup plus difficile.

Les investisseurs responsables savent depuis longtemps que l’intégration des facteurs ESG dans la sélection et la gestion des placements peut procurer des rendements supérieurs ajustés au risque et entraîner impact sociétal positif. Ce qui a changé dans la dernière décennie est que cette réflexion est devenue une fonction ordinaire des bonnes pratiques de l’investissement et entraîne des décisions d’investissement plus éclairées.

Pourquoi? Parce que notre monde est très complexe, et les outils que les gestionnaires de placements ont traditionnellement utilisés pour gérer les risques ne sont plus à la hauteur. L’interprétation des résultats trimestriels n’est tout simplement plus suffisante.

Nous avons besoin de savoir comment les entreprises dans lesquelles nous investissons gèrent l’avenir : l’analyse des enjeux ESG nous donne une meilleure idée de la qualité de leurs opérations et de leur gestion. Ce n’est que le gros bon sens.

Initiatives internationales

Il y a un consensus grandissant parmi les investisseurs voulant que des évaluations précises et une bonne gestion des risques nécessitent une meilleure divulgation et la considération des enjeux ESG (par exemple, les changements climatiques, les droits de l’homme, les relations de travail, la protection des consommateurs, la santé et la sécurité ainsi que les relations avec les autochtones).

 

  • La Sustainable Stock Exchanges Initiative des Nations Unies a réuni huit bourses pour explorer comment elles peuvent travailler avec les investisseurs, les régulateurs et les entreprises afin d’accroître la transparence sur les enjeux ESG. La plus importante bourse au monde, la NYSE Euronext, s’est récemment jointe à l’initiative.

L’objectif est d’encourager des approches d’investissement responsables à long terme. Même les bourses commencent à comprendre le lien entre la rentabilité et la responsabilité. Et les recherches récentes ont démontré que les analystes donnent des recommandations plus positives pour les entreprises qui abordent risques ESG.

 

  • Avec un nombre croissant de preuves que les considérations ESG ont un impact sur la performance financière des valeurs mobilières, le Royaume-Uni, l’Australie, la France et l’Allemagne exigent maintenant que les décisions d’investissement responsables révèlent la mesure dans laquelle ils prennent en compte ces facteurs. Le gouvernement de l’Ontario a proposé une législation similaire.

En conséquence, l’IR, qui à la base ne faisait qu’exclure les entreprises que nous n’aimons pas, a évolué pour intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection et la gestion des investissements.

Enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)

Enjeux ESG

Dans les années 1990, le mouvement pour la responsabilité sociale des entreprises (RSE) a émergé et les grandes entreprises à travers le monde ont commencé à mesurer leur performance sur un large éventail de politiques et de pratiques durables et socialement responsables. Au début du 21e siècle, de nombreux chefs d’entreprise ont reconnu que les entreprises qui mesurent et gèrent les facteurs ESG en plus des facteurs financiers sont plus rentables. Ce consensus croissant est devenu un pilote de la durabilité ou de la responsabilité sociale de l’entreprise dans de nombreuses entreprises.

En 2003, l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement, l’UNEP FI, a commandé des rapports de neuf institutions de recherche traditionnels pour étudier l’importance financière des enjeux ESG.

  • Ils voulaient savoir si la gestion des enjeux comme les changements climatiques ou sur les chaînes d’approvisionnement aurait un impact sur le cours de l’action d’une entreprise. Une découverte clé est qu’il existe un « accord que les enjeux ESG affectent la valeur actionnariale à long terme… et dans certains cas, ces effets peuvent être importants. » 

En 2006, les Principes pour l’investissement responsable ont été lancés par les Nations Unies et l’investissement responsable est devenu un courant dominant.  

  • Plus de 1200 fonds de pension et autres investisseurs institutionnels représentant plus de 45 billions de dollars sont devenus signataires des principes. Parmi ceux-ci, 94 pour cent ont des politiques d’investissement responsable en place.

 

Une étude de 2012 menée par DB Climate Change Advisors rapporte que :

  • « l’analyse ESG devrait être intégrée dans les processus d’investissement de chaque investisseur sérieux, et dans la stratégie d’entreprise de chaque société qui se soucie de la valeur actionnariale. »

La conclusion de cette étude est que :

  • « Les entreprises ayant une forte performance ESG pourraient maintenant profiter à la fois d’une surperformance financière (notamment fondée sur le marché) et d’un risque plus faible mesuré par le coût des fonds propres ou de la dette (les prêts et les obligations) des capitaux à court terme. » En d’autres termes, elles atteignent des taux de rendement plus élevés à des niveaux inférieurs de risque.

Il y a plusieurs enjeux ESG qui peuvent affecter la valorisation d’une entreprise :

Changements climatiques

Les changements climatiques représentent une menace sévère pour notre planète et l’économie mondiale. Les événements liés au climat perturbent les marchés d’investissement et érodent la rentabilité à long terme des entreprises. Comme les événements météorologiques extrêmes font des ravages sur les opérations commerciales et les chaînes d’approvisionnement, les risques financiers seront amplifiés pour les investisseurs.

Des organisations comme Carbon Tracker avertissent que les estimations actuelles des réserves de combustibles fossiles comptabilisées par les sociétés énergétiques mondiales représentent cinq fois le budget de carbone autorisé nécessaire pour limiter notre exposition aux risques climatiques catastrophiques. Les réponses réglementaires et de marché aux changements climatiques et la transition vers une économie à faible émission de carbone rend impérative l’évaluation des impacts financiers des sociétés d’énergie qui réduisent leurs réserves à 20 pour cent des niveaux actuels.

Les investisseurs et les entreprises qui évaluent les risques climatiques seront mieux préparés pour réduire l’impact et des rendements financiers concurrentiels.

 Lire le Global Investor Statement on Climate Change pour plus d’informations.

Rareté de l’eau

Les réserves d’eau douce de la planète sont limitées et les demandes qu’on leur impose sont en augmentation. Selon l’Institut Pembina, il est prévu que les changements climatiques et l’utilisation industrielle de l’eau dans le développement des sables bitumineux du Canada auront diminué le débit de la rivière Athabasca en aval de Fort McMurray de 30 pour cent d’ici 2050.

 

Mondialement, les changements climatiques affectent déjà les eaux en entraînant des sécheresses dans certaines régions et des inondations dans d’autres. L’eau est un problème important pour les investisseurs parce que les entreprises, en particulier les entreprises dans les industries consommatrices d’eau, font face à des risques financiers importants. Ces risques comprennent l’interruption d’activité (directement par l’infrastructure locale ou indirectement par les fournisseurs) et l’impact potentiel de l’attention négative des médias sur le marché si la société affecte l’approvisionnement ou la qualité de l’eau d’une collectivité locale.

Chaîne d’approvisionnement

L’effondrement de la Rana Plaza à Savar, au Bangladesh, survenue en 2013 a attiré l’attention dans le monde entier. Le décès de plus de 1100 travailleurs de l’industrie du textile montre comment les décisions d’affaires d’une entreprise ont de graves conséquences pour les travailleurs. Il souligne également les risques opérationnels, juridiques et pour la réputation liés aux droits de la personne et du travail dans la chaîne d’approvisionnement.

Les investisseurs reconnaissent le risque inhérent à la possession de titres d’entreprises qui ne considèrent pas ces enjeux. En plus du coût humain dévastateur, l’incident de la Rana Plaza a eu un impact significatif sur la réputation des entreprises concernées. Au Canada, des milliers de consommateurs ont vérifié leurs étiquettes. Sans compensation, l’étape suivante aurait été le boycottage par les consommateurs.

Les investisseurs responsables cherchent activement à éviter que des tragédies semblables ne se produisent.

Relation avec les autochtones et la communauté

L’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ont avancé le principe de l’obtention du consentement préalable, libre et éclairé (FPIC) des populations autochtones avant l’approbation de tout projet affectant leurs terres ou territoires et autres ressources.

Il est particulièrement important pour le secteur de l’extraction d’obtenir et de conserver le soutien des communautés locales, autochtones ou non. Même si un projet a reçu l’approbation réglementaire nécessaire, l’opposition de la communauté pourrait potentiellement empêcher le projet d’une entreprise de venir à maturité – à grands frais pour la société.

Vote consultatif sur la rémunération

Au cours des deux dernières décennies, la rémunération accordée aux cadres supérieurs canadiens a augmenté à un rythme beaucoup plus rapide que les salaires versés au travailleur canadien moyen. La croissance de la rémunération des dirigeants peut conduire à des inégalités sociales et entraîner de l’attention médiatique négative ainsi que l’augmentation des réglementations.

Aux États-Unis, la loi Dodd-Frank a mandaté le vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants, ou « say on pay » (SOP). Selon Mercer, au cours des dernières années, de nombreuses entreprises canadiennes ont adopté des politiques de SOP. Les actionnaires institutionnels canadiens représentés par la Shareholder Association for Research and Education (SHARE) et les Fonds communs de placement Meritas ont fait pression sur les entreprises dans leurs portefeuilles afin qu’elles adoptent des politiques de SOP.

Lire le Canadian Mutual Fund Proxy Voting Survey pour plus d’informations.

Diversité du conseil

Les conseils devraient refléter la diversité de leurs effectifs et de la société dans laquelle ils travaillent. Il existe des preuves convaincantes montrant une corrélation positive entre la présence de femmes dans les conseils et le rendement financier. Une étude mondiale menée en 2012 par Credit Suisse auprès de 2360 entreprises a démontré que celles ayant au moins une femme siégeant au conseil avaient un rendement supérieur à la moyenne, une meilleure croissance moyenne et des multiples plus élevés du prix/valeur comptable sur une période de six ans. Des études menées par Catalyst et McKinsey ont démontré des résultats semblables. Et pourtant, le recensement de 2013 effectué par Catalyst rapporte que les femmes représentent seulement 15,9 pour cent des administrateurs siégeant sur des conseils d’administration canadiens.

Les autorités canadiennes en valeurs mobilières proposent des modifications à la réglementation de divulgation de gouvernance d’entreprise qui exigerait que tous les émetteurs inscrits à la TSX divulguent le niveau de représentation des femmes dans leurs conseils d’administration et à la haute direction. Cette transparence vise à aider les investisseurs dans leur décision de placement et leur vote par procuration.

Classes d’actifs

L’investissement responsable se trouve dans toutes les grandes classes d’actifs : actions, revenu fixe (obligations de sociétés, des obligations vertes, etc.), le marché monétaire et des alternatives telles que l’investissement d’impact.

Véhicules de placement responsable

  • Fonds communs de placement
  • Fonds de capital-investissement
  • Fonds négociés en bourse
  • Caisse en gestion commune
  • Fonds de placement immobilier
  • Fonds spéculatifs

 

Tendances de l’IR

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Stratégies de l’IR

Il y a plusieurs stratégies employées par les investisseurs responsables :

Filtrage positif ou négatif

Filtrage négatif

L’exclusion (d’un fonds ou d’un portefeuille) des secteurs, des entreprises, des projets ou des pays fondée sur les croyances éthiques, morales ou religieuses. Par exemple, un gestionnaire de fonds ou de la pension peut décider d’exclure des secteurs spécifiques tels que des armes militaires, le tabac ou les combustibles fossiles dans le portefeuille, ou de ne pas investir dans un pays impliqué dans des violations des droits de l’homme, tels que la Birmanie.

L’exclusion d’entreprises parce qu’elles ne réussissent pas aussi bien que leurs pairs de l’industrie tels que les meilleurs fonds dans leur catégorie.

Filtrage positif

L’inclusion d’entreprises en fonction de leur performance ESG positive par rapport à leurs pairs de l’industrie. Le filtrage des « premiers de classe » et l’investissement d’impact sont les stratégies d’investissement qui emploient le filtrage positif.

Intégration des facteurs ESG

ESG est le terme qui a émergé à l’échelle mondiale pour décrire les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise qui concernent les investisseurs et autres parties prenantes. Les enjeux sont ceux qui ont été traditionnellement considérés comme non-financière ou non matériel. Des études récentes, cependant, ont montré une corrélation entre la performance ESG forte et surperformance financière.

L’intégration est différente de l’exclusion/inclusion, car elle combine les données, la recherche et l’analyse ESG avec des analyses financières traditionnelles dans la prise de décisions d’investissement. La recherche a montré que l’intégration des facteurs ESG combinée avec une approche « premier de classe » est plus susceptible de générer des rendements supérieurs du portefeuille que le filtrage négatif ou l’investissement socialement responsable traditionnel qui a généralement incorporé à la fois le filtrage négatif ou positif. L’évolution de l’investissement responsable a produit de nombreux fonds qui sont des hybrides des différentes stratégies. Et l’ISR et l’IR sont souvent des termes interchangeables.

  • Contrairement au filtrage, les entreprises ne sont pas incluses ou exclues d’un univers d’investissement.
  • L’intégration doit être vérifiable par un processus transparent et systématique informé par la recherche et l’analyse ESG.
Engagement/Activisme des actionnaires
  • L’engagement utilise le pouvoir des actionnaires et des parties prenantes pour influencer le comportement des entreprises. 

Beaucoup de gestionnaires de fonds utilisent les stratégies suivantes comme activisme :

                                               

  • Engagement d’un dialogue avec la direction et les conseils d’administration de l’entreprise.
  • Dépôt ou co-dépôt de résolutions d’actionnaires.
  • Vote par procuration basé sur des critères ESG.

Les fonds d’IR canadiens ont été des leaders dans le dépôt des propositions pour presser les entreprises à tenir compte des risques environnementaux, sociaux et financiers liés à des enjeux comme la production des sables bitumineux ou la gestion de la chaîne d’approvisionnement.

 

Investissement thématique

L’IR aborde les risques ESG rencontrés par les investisseurs d’aujourd’hui, mais il y a beaucoup de possibilités. Les fonds thématiques investissent dans des entreprises durables qui sont impliquées dans l’efficacité énergétique, les infrastructures vertes, les carburants propres, les infrastructures de transport à faible émission de carbone et ceux qui fournissent des solutions d’adaptation à certaines des questions les plus difficiles de notre temps. Ce sont des investissements qui présentent des solutions à nos problèmes et qui sont de grandes opportunités pour les investisseurs.

Un rapport récent de Ceres  affirme que nous aurons besoin d’investir un montant additionnel de 36 billions de dollars dans les entreprises durables d’ici 2050 pour éviter les pires impacts des changements climatiques. C’est un billion de dollars par année dans les possibilités de développement des entreprises vertes pour les investisseurs.

Dans certains cas, les fonds thématiques sont sans combustibles fossiles et offrent une bonne alternative pour les investisseurs qui choisissent d’exclure les entreprises d’extraction des ressources de leurs portefeuilles.

Thèmes courants :

      • Efficacité énergétique
      • Infrastructures vertes
      • Combustibles propres
      • Infrastructures de transport à faible émission de carbone
      • Solutions d’adaptation
Investissement d’impact

Le Global Impact Investing Network (GIIN) définit l’investissement d’impact comme :

« les investissements effectués dans des entreprises, des organisations et des fonds avec l’intention de générer un impact mesurable et bénéfique pour la société et l’environnement ainsi qu’un  rendement financier. L’investissement d’impact peut être pratiqué à la fois dans les marchés émergents et développés et cible une gamme de rendements inférieurs ou supérieurs au marché, selon les circonstances. »

 

Mythes sur la performance de l’IR

Malgré des preuves du contraire, le sondage NEI 2014 des investisseurs confirme que la plupart des investisseurs et leurs conseillers croient que les investissements responsables auront une performance inférieure à celle de leurs placements traditionnels.

Les détracteurs de l’investissement responsable soutiennent  que considérer la performance ESG limitera la taille de l’univers d’investissement et, selon la théorie moderne du portefeuille (introduit en 1952), réduira l’efficacité du portefeuille et générera des rendements ajustés aux risques moins élevés.

Les investisseurs responsables s’entendent pour dire que l’intégration des facteurs ESG permettra d’éliminer les entreprises de leur univers d’investissement, mais font valoir que les entreprises restantes seront de meilleurs investissements à long terme.

Historiquement, l’investissement éthique et l’investissement socialement responsable (ISR) ont été basés, du moins en partie, sur le filtrage d’exclusion fondée sur les valeurs. Il y a eu de nombreuses études sur la performance de ces fonds par rapport aux placements traditionnels.

Les conclusions de ces études ont montré qu’ils ont obtenu des résultats similaires ou légèrement mieux que leurs homologues non socialement responsables; il n’y a pas de pénalité pour investir selon ses valeurs.

Une étude menée en 2012 par RBC Gestion mondiale d’actifs en est venue aux mêmes conclusions. Elle a étudié quatre preuves distinctes :

  • Les indices de l’ISR par rapport aux indices traditionnels.
  • La performance des fonds d’ISR par rapport aux fonds traditionnels.
  • Performance financière relative des portefeuilles d’actions hypothétiques par rapport à des portefeuilles et des indices classiques.
  • Le lien entre la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et l’amélioration de la performance financière.

  La principale découverte de leurs recherches est que l’ISR ne nuit pas au retour sur l’investissement.

Dans la dernière décennie, l’intérêt de beaucoup de ces fonds a progressivement changé. L’investissement responsable (IR), défini comme l’intégration des facteurs ESG dans la sélection et la gestion des investissements, s’est répandu à la fois dans les fonds destinés aux particuliers et les fonds institutionnels.

Les critères ESG sont utilisés pour aider les gestionnaires à identifier les risques qui ne sont pas mesurés de manière adéquate par l’analyse d’investissement traditionnel. Ce faisant, ils sont mieux en mesure de prédire avec précision la performance financière. Cela ne diminue pas une approche axée sur les valeurs ou éthique, mais vient plutôt l’améliorer en identifiant les risques importants et les possibilités associés à des facteurs ESG. Ils fournissent les informations nécessaires aux investisseurs afin que ceux-ci puissent profiter des avantages financiers du leadership environnemental, social et de gouvernance.

Dans le rapport Sustainable Investing de 2012, DB Climate Change Advisors ont consulté :

  • 100 études universitaires;
  • 56 rapports de recherche;
  • 2 rapports littéraires; et
  • 4 méta-études sur l’investissement responsable dans le monde.

Leur analyse a montré que les facteurs ESG sont toujours en corrélation avec les rendements supérieurs ajustés en fonction des risques au niveau des valeurs mobilières ou de l’action. Le marché a récompensé les entreprises ayant une excellente performance ESG avec un cours de l’action plus élevé. Ces résultats ont été soutenus par 89 pour cent des études qu’ils ont examinés; 85 pour cent des études ont montré une corrélation entre la performance ESG et la surperformance comptable ou le bénéfice par action.

Si la performance du cours et les bénéfices par action ne sont pas suffisants, leurs recherches ont également démontré que les entreprises avec une bonne performance ESG ont des coûts en capitaux plus faibles tant pour l’endettement que pour les capitaux propres.

Presque chaque comparaison de l’investissement responsable par rapport au rendement des placements traditionnels pointe vers de meilleurs rendements ajustés aux risques à long terme lorsque les enjeux ESG sont pris en compte.

Nous retrouvons les meilleurs fonds communs de placement en IR pour les principales catégories dans le rapport trimestriel sur les fonds communs de placement de l’AIR.

Les indices sociaux offrent des preuves encore plus poussées de la performance positive de l’investissement responsable.  L’indice social Jantzi (JSI®) et l’indice social MSCI KLD 400 ont démontré une surperformance depuis le début.

Indice social Jantzi

Jantzi SI 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Indice social KLD

KLD social index

 

 

 

 

 

 

 

 

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