Bases de l’ESG

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Enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)

Enjeux ESG

Dans les années 1990, le mouvement pour la responsabilité sociale des entreprises (RSE) a émergé et les grandes entreprises à travers le monde ont commencé à mesurer leur performance sur un large éventail de politiques et de pratiques durables et socialement responsables. Au début du 21e siècle, de nombreux chefs d’entreprise ont reconnu que les entreprises qui mesurent et gèrent les facteurs ESG en plus des facteurs financiers sont plus rentables. Ce consensus croissant est devenu un pilote de la durabilité ou de la responsabilité sociale de l’entreprise dans de nombreuses entreprises.

En 2003, l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement, l’UNEP FI, a commandé des rapports de neuf institutions de recherche traditionnels pour étudier l’importance financière des enjeux ESG.

  • Ils voulaient savoir si la gestion des enjeux comme les changements climatiques ou sur les chaînes d’approvisionnement aurait un impact sur le cours de l’action d’une entreprise. Une découverte clé est qu’il existe un « accord que les enjeux ESG affectent la valeur actionnariale à long terme… et dans certains cas, ces effets peuvent être importants. » 

En 2006, les Principes pour l’investissement responsable ont été lancés par les Nations Unies et l’investissement responsable est devenu un courant dominant.

  • Plus de 1200 fonds de pension et autres investisseurs institutionnels représentant plus de 45 trillion de dollars sont devenus signataires des principes. Parmi ceux-ci, 94 pour cent ont des politiques d’investissement responsable en place. 

Une étude de 2012 menée par DB Climate Change Advisors rapporte que :

  • « l’analyse ESG devrait être intégrée dans les processus d’investissement de chaque investisseur sérieux, et dans la stratégie d’entreprise de chaque société qui se soucie de la valeur actionnariale. »

La conclusion de cette études est que :

  • « Les entreprises ayant une forte performance ESG pourraient maintenant profiter à la fois d’une surperformance financière (notamment fondée sur le marché) et d’un risque plus faible mesuré par le coût des fonds propres ou de la dette (les prêts et les obligations) des capitaux à court terme. » En d’autres termes, elles atteignent des taux de rendement plus élevés à des niveaux inférieurs de risque.

Il y a plusieurs enjeux ESG qui peuvent affecter la valorisation d’une entreprise :           

Changements climatiques

Les changements climatiques représentent une menace sévère pour notre planète et l’économie mondiale. Les événements liés au climat perturbent les marchés d’investissement et érodent la rentabilité à long terme des entreprises. Comme les événements météorologiques extrêmes font des ravages sur les opérations commerciales et les chaînes d’approvisionnement, les risques financiers seront amplifiés pour les investisseurs.

Des organisations comme Carbon Tracker avertissent que les estimations actuelles des réserves de combustibles fossiles comptabilisées par les sociétés énergétiques mondiales représente cinq fois le budget de carbone autorisé nécessaire pour limiter notre exposition aux risques climatiques catastrophiques. Les réponses réglementaires et de marché aux changements climatiques et la transition vers une économie à faible émission de carbone rend impérative l’évaluation des impacts financier des sociétés d’énergie qui réduisent leurs réserves à 20 pour cent des niveaux actuels.

Les investisseurs et les entreprises qui évaluent les risques climatiques seront mieux préparés pour réduire l’impact et des rendements financiers concurrentiels.

 Lire le Global Investor Statement on Climate Change pour plus d’informations.      

Rareté de l’eau

Les réserves d’eau douce de la planète sont limitées et les demandes qu’on leur impose sont en augmentation. Selon l’Institut Pembina, il est prévu que les changements climatiques et l’utilisation industrielle de l’eau dans le développement des sables bitumineux du Canada auront diminué le débit de la rivière Athabasca en aval de Fort McMurray de 30 pour cent d’ici 2050.

 

Mondialement, les changements climatiques affectent déjà les eaux en entraînant des sécheresses dans certaines régions et des inondations dans d’autres. L’eau est un problème important pour les investisseurs parce que les entreprises, en particulier les entreprises dans les industries consommatrices d’eau, font face à des risques financiers importants. Ces risques comprennent l’interruption d’activité (directement par l’infrastructure locale ou indirectement par les fournisseurs) et l’impact potentiel de l’attention négative des médias sur le marché si la société affecte l’approvisionnement ou la qualité de l’eau d’une collectivité locale.

Chaîne d’approvisionnement

L’effondrement de la Rana Plaza à Savar, au Bangladesh, survenue en 2013 a attiré l’attention dans le monde entier. Le décès de plus de 1100 travailleurs de l’industrie du textile montre comment les décisions d’affaires d’une entreprise ont de graves conséquences pour les travailleurs. Il souligne également les risques opérationnels, juridiques et pour la réputation liés aux droits humains et du travail dans la chaîne d’approvisionnement.

Les investisseurs reconnaissent le risque inhérent à la possession de titres d’entreprises qui ne considèrent pas ces enjeux. En plus du coût humain dévastateur, l’incident de la Rana Plaza a eu un impact significatif sur la réputation des entreprises concernées. Au Canada, des milliers de consommateurs ont vérifié leurs étiquettes. Sans compensation, l’étape suivante aurait été le boycott par les consommateurs.

Les investisseurs responsables cherchent activement à éviter que des tragédies semblables ne se produisent.

Relation avec les autochtones et la communauté

L’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ont avancé le principe de l’obtention du consentement préalable, libre et éclairé (FPIC) des populations autochtones avant l’approbation de tout projet affectant leurs terres ou territoires et autres ressources.

Il est particulièrement important pour le secteur de l’extraction d’obtenir et de conserver le soutien des communautés locales, autochtones ou non. Même si un projet a reçu l’approbation réglementaire nécessaire, l’opposition de la communauté pourrait potentiellement empêcher le projet d’une entreprise de venir à maturité – à grands frais pour la société.

Vote consultatif sur la rémunération

Au cours des deux dernières décennies la rémunération accordée aux cadres supérieurs canadiens a augmenté à un rythme beaucoup plus rapide que les salaires versés au travailleur canadien moyen. La croissance de la rémunération des dirigeants peut conduire à des inégalités sociales et entraîner de l’attention médiatique négative ainsi que l’augmentation des réglementations.

Aux États-Unis, la loi Dodd-Frank a mandaté le vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants, ou « say on pay » (SOP). Selon Mercer, au cours des dernières années, de nombreuses entreprises canadiennes ont adopté des politiques de SOP. Les actionnaires institutionnels canadiens représentés par la Shareholder Association for Research and Education (SHARE) et les Fonds communs de placement Meritas ont fait pression sur les entreprises dans leurs portefeuilles afin qu’elles adoptent des politiques de SOP.

Lire le Canadian Mutual Fund Proxy Voting Survey pour plus d’informations.

Diversité du conseil

Les conseils devraient refléter la diversité de leurs effectifs et de la société dans laquelle ils travaillent. Il existe des preuves convaincantes montrant une corrélation positive entre la présence de femmes dans les conseils et le rendement financier. Une étude mondiale menée en 2012 par Credit Suisse auprès de 2360 entreprises a démontré que celles ayant au moins une femme siégeant au conseil avaient un rendement supérieur à la moyenne, une meilleure croissance moyenne et des multiples plus élevés du prix/valeur comptable sur une période de six ans. Des études menées par Catalyst et McKinsey ont démontré des résultats semblables. Et pourtant, le recensement de 2013 effectué par Catalyst rapporte que les femmes représentent seulement 15,9 pourcent des administrateurs siégeant sur des conseils d’administration canadiens.

Les autorités canadiennes en valeurs mobilières proposent des modifications à la réglementation de divulgation de gouvernance d’entreprise qui exigerait que tous les émetteurs inscrits à la TSX divulguent le niveau de représentation des femmes dans leurs conseils d’administration et à la haute direction. Cette transparence vise à aider les investisseurs dans leur décision de placement et leur vote par procuration.

 

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